Benoit Girouard

Le Carnet du glaneur: un premier livre pour Benoit Girouard. Derrière l’apparence de légèreté et d’humour, se révèle souvent une réflexion dense qui défriche un nouveau chemin. Laissez-le traîner sur la table de salon, dans la cuisine, oubliez-le dans une salle d’attente ou sur le lit d’un rêveur.

Rencontrez l’auteur

Ex-président de l’Union paysanne, paysan et écologiste. Touche-à-tout hyperactif, il multiplie depuis 30 ans les projets au gré de ses passions. Communiquer est pour lui un besoin viscéral plaçant l’Humain et la nature au cœur de son discours. Comme il aime le dire, “Si l’écologie ne peut répondre aux enjeux de l’humain elle ne sera pas la solution”.

Il a été travailleur de milieu, formateur, communicateur, entrepreneur, en plus de bâtir sa maison. Son quotidien est fait de ses 7 enfants et de ses abeilles. Il travaille aujourd’hui à protéger les rivières du Québec à la Fondation Rivières.
S’il a toujours beaucoup écrit, c’est seulement maintenant qu’il se commet dans un premier recueil d’aphorismes et de pensées. Est-ce que la piqûre sera assez forte pour qu’il termine les trois ou quatres autres livres qui patientent dans ses tiroirs? À suivre.

Publication

J’ai rassemblé ici des aphorismes, des calembours, des images à distiller, des instantanés et ce que j’ai pu recueillir de mes pérégrinations intérieures.
Certaines des lignes de ce livre ont vieilli en cellier, attendant de mûrir. Je vous conseille donc de ne pas lire ce livre d’un seul coup. C’est le plus lourd des livres légers.

« L’intro m’a happée, élevée. Puis tout le reste m’a charmée, m’a nourri le cœur et l’esprit. J’y ai trouvé une profondeur nouvelle à chaque lecture. Je n’ai qu’un projet : relire ce glaneur. »

Lucie Arcand, lectrice

Entrevue

Quand l’idée d’écrire vous est-elle venue à l’esprit pour la première fois ?

L’idée d’écrire ne m’est pas venue, elle a toujours été là. Mais pour être tangible c’est la lecture du Calepin du flâneur de Félix Leclerc qui m’a donné un premier élan. J’avais 12 ans. J’ai encore le cahier lignée de mes mots et de ceux des autres.

Quelles ont été vos principales sources d’inspiration ?
La quotidienneté du monde et mon dialogue intérieur. Je suis un grand consommateur de nouvelles. J’aime voir et comprendre comment ce monde tourne. Les mots suscitent chez moi des images et une musique dont je cherche souvent à extraire un nouveau son.
Quels auteurs, personnalités ou livres ont influencé votre style ou votre démarche ?
Dans le cadre de ce livre, mes influences tiennent de ceux que j’appelle les jongleurs des mots: Marc Favreau (Sol), Devos, Félix, Pierre Dac pour ne nommer que ceux-là.

« Il vaut mieux mourir usé que rouillé.

Usé d’avoir aimé en premier, usé d’avoir rendu service, usé d’avoir changé de cap, usé d’avoir couru le risque, usé de reconnaître ses erreurs, usé d’avoir regardé la beauté des femmes, usé d’avoir été ébloui par les enfants, usé de s’être usé. Je te souhaite de t’user jusqu’à la mort.

Ainsi, tu auras bien vécu. »

Extrait du Carnet

Pour contacter l'auteur